Texte du mois

Rose-Croix et santé

Ce livre, qui n’engage que les idées de son auteur, est publié par la Diffusion Rosicrucienne et sous l’égide de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix.

Votre santé selon les 4 tempéraments

Dr. Paul Dupont

 

 

Extrait du chapitre « Description des tempéraments, humeurs et constitutions »

 

« Les mauvaises humeurs se transforment facilement les unes dans les autres. Ainsi, l’humeur sanguine illégitime porte à la passion. Elle enflamme rapidement l’être tout entier et lui fait perdre le sens des réalités. Lorsque le désir est irréalisable, il est vain et assèche le cœur, ce qui conduit à l’humeur bilieuse. […] À l’inverse, les qualités ou vertus de chacun des éléments, si elles sont pratiquées régulièrement, en font de bonnes humeurs. Ainsi, la qualité dite mélancolique de la terre n’est pas du tout négative si, par son influence rationnelle, elle permet de concentrer l’âme, car elle aide alors à se centrer sur soi-même et à créer sous l’impulsion de l’imagination rationnelle. Ce qui, au départ, était donc de terre, sec et froid, finit, grâce à la concentration active et la vertu de l’imagination, par attirer la force vitale de l’âme, qui, en échauffant, produit le tonus psychique propre au feu. Ce tonus du feu donne la force et une vertu active, créatrice et rayonnante avec la force de la volonté. Lorsque l’individu manifeste la vertu du feu, celle-ci l’élève de telle manière que son moi se transforme et peu à peu acquiert une vertu aérienne. L’air attire alors l’illumination propre à l’humeur sanguine, qui donne l’enthousiasme et la sagesse de vérité. Cette humeur sanguine expansive produit l’action et la réalisation. Puis, quand tout est accompli, c’est un apaisement qui conduit à la paix profonde, celle de l’âme, manifestée dans l’humeur lymphatique, toute de calme, de paix et de douceur quand l’œuvre est réalisé. »

 

 

Extrait du chapitre « La médecine des tempéraments »

 

« La maladie survient lorsque sur un terrain particulier, un des éléments se trouve en excès par rapport aux autres, soit de manière localisée, soit dans l’ensemble de l’organisme. Ceci peut être la conséquence d’un état psychique déséquilibré, du viol d’une loi naturelle, d’un régime inadapté au tempérament dominant ou de conditions extérieures défavorables : stress climatique, accident, etc. À titre d’exemple, les hépatiques bilieux qui ont un tempérament chaud et sec supportent mal les conditions climatiques chaudes et sèches. Ainsi, un brusque accès de chaleur sèche lors de la fin du printemps peut les déséquilibrer. Si en outre cette période survient alors que le sujet suit un régime trop épicé ou absorbe une nourriture trop chaude et sèche, s’il subit un stress ayant la colère pour origine, il se produit un déséquilibre à la fois psychique et physique capable d’engendrer une maladie. La logique voudrait, pour éviter cela, que la personne porteuse d’un tel tempérament ait recours, quand il fait chaud et sec, à des contacts chauds et humides tels que des bains de vapeur, qu’elle s’aère et respire, qu’elle évite l’alimentation trop épicée, les plantes chaudes et sèches, pour choisir plutôt ce qui est chaud et humide, et sur le plan psychique, qu’elle évite de s’emporter, de « se faire de la bile », en devenant plus paisible, calme et patiente. »

 

 

Extrait du chapitre « Règles de conduite à tenir »

 

« Quand on connaît son tempérament dominant, il est des règles à respecter pour se maintenir en bonne santé. Tout d’abord, il faut éviter de renforcer la qualité ou l’élément déjà dominant. À titre d’exemple, quelqu’un dont le tempérament est essentiellement dominé par le feu, c’est-à-dire par le chaud et le sec, devra éviter les excès de plantes ou d’aliments chauds et secs, spécialement l’été, qui est la saison chaude et sèche. De même, un tempérament dominé par une qualité devra se garder d’absorber une nourriture possédant cette même qualité. Par exemple, si une personne est influencée par l’eau et l’air, ces deux éléments ayant en commun l’humide, il vaut mieux qu’elle évite les aliments trop humides, qu’ils soient froids ou chauds. »

 

 

 
   

– Fin de l’extrait –